mardi 15 janvier 2013

Le marché de Noël



Et rebelote, comme tous les ans au fur et à mesure que les chocolats du calendrier de l'Avent sont avalés, vous vous retrouvez de nouveau fort dépourvus devant la perspective d'offrir des cadeaux à vos proches. Comme tous les ans, vous vous dites donc qu'un détour par le marché de Noël changera la donne; on y trouve en général des cadeaux qui ont le mérite d'être originaux en plus de disposer d'un prix réduit. Et par bonheur celui de Milan ne fait pas exception !
Le plus simple est de se rendre au point cardinal de Milan : le fameux Duomo. Là sont disposés deux semaines avant (mais aussi quelque temps après) le 25 décembre les stands du marché de Noël. D'abord on passera devant les produits locaux qu'on se fera un plaisir de goûter en échantillon (fromages italiens, charcuterie typique, gâteaux variés) gracieusement offerts par les commerçants. On continuera ensuite notre visite par la petite boutique de broderie où on peut se faire coudre en écriture calligraphique le message que l'on souhaite sur de divers supports comme des pantoufles, des tabliers ou des nappes. Personnellement j'ai opté pour la première option et j'en suis très content même si la qualité des tissus n'arrive pas au niveau des commerces spécialisés.
Ensuite on tombera sur les huiles de toutes sortes, allant de la moins chère (petit flacon de 2 euros) à la plus coûteuse (bouteilles d'huile d'olive biologique extra vierge grecque de 20 euros). Une bonne idée pour offrir aux éventuels cordons bleus. Après se trouve un commerce de savons et produits de beauté dont beaucoup sont faits main (savonnettes, huiles de massage) et tous sont conçus de manière artisanale et mettent l'accent sur l'agréable senteur qu'ils dégagent (divers parfums sont disponibles). On tombe plus tard sur un stand original puisqu'on peut y acheter des objets de tous les jours mais entièrement confectionnés en chocolat. On y trouve en taille réelle des décapsuleurs des couverts, des cadenas...une idée originale pour changer des chocolats classiques en boîte! Le chocolat est spécialement conçu pour ne pas fondre trop facilement ni se réduire en miettes à la moindre secousse.
Pour finir la visite, on peut prendre un marron chaud chez les différents vendeurs ambulants et acheter les derniers présents à offrir restants dans les stands vendant des objets de décoration en bois, des bibelots de toutes sortes, des souvenirs de Milan... Bref, le marché de Noël milanais est très grand et offre de bonnes surprises en plus de remplir sa fonction principale : fournir des choix de cadeaux originaux et abordables.

Stéven Morand

mardi 8 janvier 2013

Tiger







 
Vous cherchez un objet inutile mais absolument génial ? Un joli cadeau bon marché ? Une moustache ou une perruque ? Un tabouret ? Des crayons ? Des autocollants un peu kitch ? Des lumières de déco originales ? Du fil à tricoter ? Un mini set de bowling ? Du gel douche ? Des accessoires pour le vélo ? Un bonnet ? Autre chose ? 



A Milan,  sur la Via Torino à l’angle avec Via Nerino, vous trouverez la caverne low-cost d’Ali Baba : Tiger. Cette boutique colorée de deux étages, propose une variété d’articles des plus variés et divertissants ! Vous pouvez visiter le site internet de cet Eldorado de l’objet pour découvrir les nouveautés de chaque mois durant toute l’année : http://www.tiger-stores.it/. Ou encore, jeter un coup d’œil sur leur page Facebook : http://www.facebook.com/tigeritalia?fref=ts. Même sans acheter quoi que ce soit (mais je doute que cela vous arrive une fois entrés dans le magasin), cela veut la peine d’y faire un petit tour !

Thérèse Jeandin

Où: Via Nerino, 12 - Milano
Tél: 02 87 07 515







 



lundi 7 janvier 2013

Église San Bernardino alle Ossa

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Vue de l’extérieur, l’église San Bernardino alle Ossa n’a rien de bien singulier. Il faut dire qu’étant située derrière le Duomo elle fait bien pâle figure comparée à ce dernier. Toujours rien d’exceptionnel lorsqu’on y rentre par une petite porte transversale. L’intérieur hexagonal au style baroque est plutôt sympathique, mais rien de bien transcendant, surtout en comparaison aux églises toutes plus somptueuses que l’on peut trouver un peu partout en Italie.
Mais alors qu’est-ce qui rend cette église digne d’un article, et encore plus d’une visite ? Qu’est-ce qui peut bien la distinguer de n’importe quel autre édifice religieux ?
La réponse ne se trouve pas au cœur de l’église, mais au bout d’un couloir sombre que vous trouverez à votre droite en y entrant. En effet, après quelques mètres vous pénètrerez dans une salle à la décoration pour le moins déconcertante. Autour de vous, des murs ornés d’ossement humains formant croix et motifs divers. Motifs de croix constitués de crânes et os de fémurs croisés donnent une ambiance toute particulière à la pièce.
Mais d’où proviennent donc tous ces ossements ? S’agit-il là du résultat de meurtres en série de touristes venus admirer le spectacle ?
Cette histoire remonte à 1210, lorsque le cimetière attenant parvint à sa capacité maximale et devint donc incapable d’accueillir de nouveaux corps. Les squelettes utilisés appartiennent donc à des prisonniers ou des condamnés de la prison la plus proche, mais également à des religieux, des sans-abri, sans oublier des nobles milanais d’abord enterrés dans les cimetières d’églises voisines. Mais ce n’est qu’en 1695, après l’effondrement et la reconstruction totale de San Bernardino alle Ossa, qu’il fût décidé que le contenu de  l’ossuaire - auparavant simplement stocké en vrac dans la pièce - servirait à en décorer les murs, dans la lignée de l’ossuaire des Capucins de Rome.   
N’ayez crainte, vous pourrez vous approcher afin d’observer les murs sans crainte que les restes d’un moine défunt ne vous assaillent : les différentes mosaïques d’ossements sont protégées par de fines grilles, mais cela ne vous empêchera pas de les observer d’aussi près que vous le voulez, et encore moins de glisser un petit papier sur lequel vous aurez exprimé un souhait comme le veut la tradition.
Mais n’allez surtout pas visiter l’ossuaire le jour de la fête des morts, à moins d’avoir envie d’une expérience extraordinaire. Selon la légende, une petite fille dont les ossements sont éparpillés dans la salle reprend vie tous les ans à cette occasion et sort de l’église, les autres squelettes reconstitués la suivant dans une danse macabre.
Il est certain que cet édifice en fera frissonner plus d’un, mais il s’agit définitivement d’une chose à voir si vous êtes à Milan pour un petit moment.

(Texte et photos)
Louise Blain



mardi 11 décembre 2012

Galerie Victor Emmanuel II




Petit détour par le « salon de Milan », la Galerie Victor Emmanuel II




Une visite de Milan n’est pas envisageable sans un passage par la galerie Victor Emmanuel II également surnommée le « salon de Milan ». Tout comme le Duomo, la galerie est l’un des lieux milanais les plus importants du centre ville. Ce petit bijou d’architecture néo-classique relie la place de la Scala à celle du Duomo et saura vous émerveiller par sa beauté et son charme, surtout à la nuit tombée alors que les éclairages nocturnes la mettent en valeur.

Il est vrai qu’une séance shopping dans la galerie n’est pas à la portée de toutes les bourses, la galerie accueille en effet des enseignes prestigieuses telles que Prada, Louis Vuitton ou encore de grands restaurants. Pourtant si vous aimez feuilleter les livres il s’y trouve également une grande librairie carterie à la portée de tous !


Un peu d’histoire…
La construction de la galerie dure onze ans de 1867 à 1878 et se termine par l’arc de triomphe donnant sur la place du Duomo. Les plans sont confiés à l’architecte Giuseppe Mengoni qui décéde sur le chantier en tombant d’un échafaudage. La galerie est dédiée à Victor Emmanuel II, premier roi d’Italie qui l’inaugure en personne le 1er janvier 1878. Le projet eut un tel de succès que Naples, Rome et Gênes en copièrent l’idée.

Le Porte-Bonheur Milanais.
Au centre de la galerie, au sol, se trouve une mosaïque représentant le blason de la famille des Savoie, une croix blanche sur fond rouge ainsi qu’un taureau qui représente la ville de Milan. Selon la légende, poser son talon droit sur les testicules du taureau et faire trois tours dans le sens inverse des aiguilles d’une montre porte chance à toute personne qui ose, alors lancez-vous ! Les passants et les touristes ont d’ailleurs fait de cette pratique une tradition et il faut attendre patiemment son tour pour avoir l’occasion de tenter sa chance. Victime de son succès, le pauvre taureau porte-bonheur a vu ses testicules s’enfoncer de plusieurs centimètres dans le sol à force d’être piétinés.  

Texte et photos: Célia Bringuier

Pour vous rendre à la Galerie :
Ligne de métro M1 (rouge) : station « Duomo »

La Pinacoteca Ambrosiana



 La Pinacoteca Ambrosiana

Pour passer un moment de culture italienne, pensez à la pinacothèque ambrosienne, située piazza Pio XI à deux pas du Duomo. La pinacothèque (du grec ancien pinax, tableau) tient son nom du saint patron de la ville, saint Ambroise, patron notamment des apiculteurs et des étudiants.
Elle constitue le plus vieux musée de Milan, créée en 1618 grâce à la donation du cardinal Federico Borromeo de sa vaste collection de tableaux et de dessins. Les quelque 23 salles comprennent des toiles allant du XIV au XIXème siècle qui sont signées pour la plupart de maîtres italiens : Titien avec son Adorazione dei magi, Botticelli avec sa Madonna del padiglione ou encore l’inoxydable Leonard de Vinci avec son Ritratto di musico. Pour bien apprécier ce musée, il faut donc être intéressé un minimum par l’art pictural italien, sinon on risque de s’ennuyer ferme dans les trois étages de la pinacothèque.
Pour ma part, j’ai apprécié particulièrement la Canestra di frutta du Caravage et l’école d’Athènes de Raphaël. Ce dernier tableau est une fresque monumentale qui représente les plus grands génies de la Grèce antique (Pythagore, Euclide, Platon…), même s’il ne s’agit que d’un brouillon, l’œuvre est impressionnante.
A ne pas manquer au sous-sol : le Codice atlantico. Il s’agit là du plus grand recueil de dessins et de notes des travaux de de Vinci rassemblés par le sculpteur Leoni peu après sa mort. Le nom fait référence à la grandeur du compendium, rappelant les dimensions des atlas.
Pour moi, cette pinacothèque souffre de deux inconvénients : le prix, pas des plus attractifs pour un musée (15 euros et 12 pour les étudiants), et la longueur de la visite (compter au moins deux heures pour voir à peu près tous les tableaux). Toutefois certains tableaux sont des incontournables, et les peintres sont de grande renommée.

Stéven Morand

Pour de plus amples informations : http://www.ambrosiana.eu/cms/orarileonardo.html
Adresse : Piazza Pio XI, 2  20123 Milan – Métro ligne M1 (rouge) station Cordusio.