mercredi 30 novembre 2011

Le marché des « OH BEJ OH BEJ »


Si vous vous trouvez à Milan à la période de Noël, il ne faut surtout pas manquer le marché de Noël des « Oh bej, oh bej ».
Selon la tradition milanaise, ce marché se tient à l'occasion de la fête du Saint Patron de la ville de Milan, Saint Ambroise, le 7 décembre. Tous les ans, comme le veut la coutume, le marché s'ouvre le jour de la fête pour se clôturer le dimanche suivant.
Initialement, il se déroulait aux alentours de la basilique Saint-Ambroise, mais il a été déplacé autour du Castello Sforzesco (métro rouge, station Cadorna ou Cairoli).
A ses débuts plutôt petit, le marché s’est agrandi au fil des années et s’étend même jusqu’à la place du Duomo. Chaque année, il accueille des milliers de personnes venues de la région et du monde entier.

Ses origines
La première édition de cette fête remonte à l’année 1288 mais son nom n'apparaît que plus de 200 ans plus tard. En effet, il semblerait que ce dernier tire son origine des cris de joie poussés par les enfants milanais, quand, en 1510, l'envoyé du Pape Pie IV, Giannetto Castiglioni, arriva dans la ville les bras chargés de cadeaux. Ils s'écrièrent « Oh bej, oh bej » qui, en dialecte milanais, signifie « C'est beau ! C'est beau ! ».

Qu'est-ce qu'on y trouve ?
On y trouve de bonnes idées de cadeaux pour Noël et de petits souvenirs à ramener chez soi. Il y a un peu de tout : vêtements, jouets, décorations de Noël, objets artisanaux, meubles anciens et antiquités. On peut aussi aller se régaler de produits régionaux : vin’ brulé (vin chaud), marrons chauds, Castagnaccio (gâteau à la farine de châtaigne), Mostarda (sorte de gelée aux fruits épicée) et autres... sucreries !

mercredi 23 novembre 2011

PIXAR - 25 années d'animation

PAC Padiglione d’Arte Contemporanea
23 novembre 2011 – 14 février 2012


"L'art défiant la technologie, puis la technologie inspirant l'art" J. Lasseter 


Après le MOMA à New York et un tour international de l’Australie à l’Extrême-Orient, l’exposition est enfin arrivée en Europe, en avant-première à Milan.

Si vous avez aimé Toy Story, Monster&Co. et Ratatouille, vous ne pouvez pas rater cette occasion unique de faire un tour dans les coulisses de leur production découvrant les secrets de la phase créative la plus cachée des maîtres de l’animation mondiale. 


Vous y trouverez plus de 500 oeuvres divisées en quatre sections (personnages, histoires, mondes et convergence numérique), deux installations spéciales Artscape et Zoetrope qui animent les oeuvres exposées et des extraits                                                                                           exclusifs de Brave, qui sortira dans les salles en 2012.

Pour plus d’infos: http://www.mostrapixarmilano.it/



lundi 9 mai 2011

Guide de survie d'une gourmande à Milan

Avis aux gourmands et gourmandes en tout genre, Milan sait éveiller vos papilles ! Surtout quand il s’agit d’une des choses que les Italiens savent faire le mieux : les glaces ! Quels que soient vous goûts, il y a trois glaciers, d’après moi, à tester dans cette ville.
Le premier est l'une de mes récentes découvertes en la matière: le glacier Cento Gusti, qui se trouve tout près de l'arrêt de métro Zara (ligne jaune du métro en direction de Maciachini). Cet endroit est un vrai paradis : comme son nom l’indique, il y a 100 parfums différents, tous plus originaux les uns que les autres. Que vous soyez tentés par le sucré (Crema di rosa[1], kiwi, cioccolato riso sesamo e miele di castagna[2]…) par le salé (gorgonzola, frittata di cipolle[3], pesto gentile…), il y en aura pour tout le monde!
De plus, les vendeurs, très serviables, sauront vous conseiller pour le choix des parfums à « marier », et vous les feront même goûter, en cas de doute. Personnellement, j’ai choisi kiwi et mora[4]. Divin ! La seule critique que je pourrais faire est que les glaces sont un peu trop petites. Mais au niveau du prix, rien à redire : les 2 euros valent largement une telle expérience gustative!
Poursuivons notre itinéraire gourmand. Le deuxième glacier que je conseille est une valeur sûre. Il s'agit de Grom. Réputée pour ses produits de grande qualité (les fruits utilisés pour faire les glaces sont des fruits bio de saison), la marque a reçu l’appellation « Slow Food »[5].
Présente un peu partout à Milan (http://www.grom.it/ita/dettagli_gelateria.php?id_gelateria=23&citt%E0=Milano), il faut absolument goûter un de ses parfums favoris: Limone Sfusato di Amalfi[6], nocciola Tonda Gentile Trilobata delle Langhe[7], pesca di Leonforte[8] ou le fameux pistacchio di Bronte[9]. Plus classiques que celles que l'on mange à Cento gusti, les glaces à base de fruits sont meilleures, elles ont plus de saveur.
A noter: ce glacier propose, chaque mois, le « gusto del mese »[10], parfum créé pour l'occasion, mais aussi, l’été venu, de très bonnes granite[11]. Un glacier de référence donc, où vous trouverez toujours votre plaisir.
Notre parcours se termine, et nous voici maintenant dans la zone des Navigli[12]. C'est dans ce quartier très animé que se trouve Crazy Ice, accessible à pied depuis l'arrêt de métro de la ligne verte (direction Abbiategrasso) Porta Genova. Si cet endroit ne paye pas de mine vu de l'extérieur, il se révèle pourtant qu’on y trouve de délicieuses glaces, aux parfums classiques ou insolites (lardo di colonnata[13], estathè[14], panna e prosciutto[15], viola[16] etc) qui ne demandent qu'à être goûtées!
Vous savez ce qu’il vous reste à faire : laissez-vous tenter !



[1] Crème de rose
[2] Chocolat, riz, sésame et miel de châtaigner.
[3] Oignons frits
[4] Mûre
[5] Mouvement international, fondé en Italie en 1986, cherchant à préserver la cuisine régionale de qualité et les techniques agricoles qui lui sont associées (Wikipédia).
[6] Citron
[7] Noisette
[8] Pêche
[9] Pistache
[10] Parfum du mois
[11] Sorte de sorbet à base de glace pilée, typique de la Sicile.
[12] Canaux artificiels construits entre 1179 et le XVI siècle permettant de rejoindre Milan soit depuis le Tessin soit depuis l’Adda. Terme désignant aujourd’hui le quartier où se trouvent ces canaux.
[13] Lard
[14] Thé
[15] Jambom et crème
[16] Violette

lundi 2 mai 2011

Le Cabaret Zelig : une salle de spectacle milanaise à découvrir

Envie de passer une soirée agréable à Milan, à rire devant un bon spectacle ? Le Cabaret Zelig est LE lieu approprié. Créé en 1986, son nom est un clin d’œil au film homonyme de Woody Allen. Ce lieu est dirigé par une coopérative, et présentait, à ses débuts, un groupe de comiques qui devinrent par la suite très connus: Claudio Bisio (que l’on a vu récemment au cinéma dans la comédie « Giù al Nord »), Angela Finocchiaro, Silvio Orlando (personnage principal du film "La Passione", film de 2010 aux critiques mitigées), les musiciens d'Elio e le Storie Tese, groupe au style comedy rock[1], et tant d’autres…
Fort de son succès, Zelig devint rapidement LA référence pour ce type de spectacles.
Il a d’ailleurs permis, par la suite, de lancer la carrière du fameux trio d’humoristes Aldo, Giovanni & Giacomo[2], acteurs de nombreuses comédies italiennes, présents également à la télévision.
Situé à Viale Monza, au numéro 140, on peut accéder facilement au cabaret en prenant la ligne de métro rouge, direction Sesto Primo maggio jusqu’à l’arrêt Turro.
J’ai eu la chance m'y rendre pour le spectacle de la comique et actrice italienne Debora Villa, au style mordant, connue du public pour son rôle dans la série Camera Cafè[3].
Avant que la soirée ne commence, j’ai eu tout le loisir d'observer le lieu, et je dois dire que cela m’a beaucoup plu : la salle est de taille moyenne, ce qui donne un aspect plutôt intime. De plus, les places sont vraiment à des prix abordables, allant de 7 euros dans les gradins, à 15 euros pour une table. Ayant opté pour la place dans les gradins, je dois dire que l’on ne rate rien du spectacle, au contraire : être dans les gradins permet d'avoir une vue d'ensemble et de voir les petits détails qui ont peut être échappé aux autres spectateurs, et donne une idée de convivialité puisque l'on est "coude contre coude" avec le voisin. Enfin, j'ai vraiment aimé le type d'humour tout comme l’interaction avec le public, sollicité à de nombreuses reprises. Le thème du spectacle était "les femmes". L'humoriste a pris un plaisir contagieux à démonter les clichés en rapport avec le « sexe faible », revisitant l’histoire, la littérature, les fables comme les contes, et m’a rappelé, dans sa façon d’aborder les différents sujets, l’humoriste française Florence Foresti.
Le spectacle de Debora Villa, intitulé Tutto quello che non avreste voluto sapere sulla donna…ma io ci tengo a dirvi[4], est rythmé et complet. En effet, elle était accompagnée de l’acteur et musicien Rafael Didon, qui poussait la chansonnette de temps en temps, offrant un point de vue masculin sur le thème de la soirée. L’alchimie entre les deux humoristes se sentait, les blagues et bons mots faisaient mouche et les spectateurs ne voulaient pas en perdre une miette. Après environ une heure trente de spectacle, on sort ravis, le sourire aux lèvres. Je vous conseille vivement de jeter un œil au programme de Zelig, et de passer, vous aussi, la porte du célèbre cabaret.



[1] Style de musique où l'humour, parfois satirique ou parodique, est largement présent
[2] Nom d'artiste pour les humoristes Cataldo Baglio, Giovanni Storti et Giacomo Poretti
[3] Version italienne inspirée de la série française Caméra Café
[4] Tout ce que vous ne vouliez pas savoir sur les femmes...mais que je tenais à vous dire

lundi 11 avril 2011

Comme un poisson dans l’eau au cinéma UCI Bicocca pour voir le film « Boris »


Lundi 28 mars 2011 : je fais la queue pour l'avant-première du film italien "Boris", qui s'inspire de la série du même nom, au cinéma UCI Bicocca. C’est la première fois que je vais dans ce cinéma, et je dois dire que je ne suis pas déçue.

Tout d'abord, contrairement à ce que je croyais, il n'est pas compliqué de s'y rendre. J’ai mis une vingtaine de minutes en partant du centre ville: il faut prendre la ligne rouge du métro, en direction de Sesto primo maggio, et s’arrêter à Sesto Marelli. Puis, de là, prendre un autobus, pour deux ou trois arrêts (pour plus de détails voir http://www.ucicinemas.it/1582/index.php).

Ensuite, la première chose que je remarque une fois sur place, c’est que l’endroit est très grand (le cinéma dispose de 18 salles), et qu'il y a de nombreux restaurants, kébabs, bien pratiques en cas de grande fringale. De plus, au niveau du prix de la place de cinéma, les offres proposées sont très intéressantes.

Premièrement, il y l’abonnement étudiant donnant droit à un billet gratuit le jour de notre anniversaire, à 10 entrées au prix de 5 euros, à un accès rapide aux salles et aux avant-premières et autres évènements.

Après, pour ceux qui aiment se faire une toile le weekend, il y a la séance du dimanche matin au prix de 4,50 euros.

Enfin, pour tous les accros du cinéma, il y la possibilité de voir, tous les mardis et pour seulement trois euros, les meilleurs films de la saison. Autant dire qu'en tant que cinéphile, j'ai tout de suite été conquise...

J'ai aussi beaucoup aimé le film : c’est l’histoire d’un réalisateur qui, après avoir tourné pendant de nombreuses années une série-télé très "cucul" de type soap-opéra, s'embarque dans une folle aventure : la réalisation d'un film. J’ai aimé le réalisme du film qui, par l'humour, dénonce la situation dans laquelle se trouve le cinéma italien: restrictions budgétaires, difficultés pour distribuer un film, importance du cinepanettone, dont font partie tous ces films qui sortent au moment de Noël… Mais si, vous savez ces films au raz des pâquerettes dans lesquels le QI des femmes est inversement proportionnel à leur tour de poitrine!

Ceux-ci ont souvent, d’ailleurs, un grand succès auprès des spectateurs… mais ne restent pas dans les annales du cinéma italien.

J'ai ainsi adoré cette scène du film où Renè, le protagoniste, décide de voir ce genre de film...il est mis face à un spectacle affligeant : tout le monde rit à gorge déployée et lui se demande ce qu’il fait là et pourquoi de telles images plaisent aux gens… cette scène est pour moi une mise en abîme : les spectateurs du film "Boris" ont la même réaction, ils se demandent bien pourquoi ce genre de film est en tête du box-office et pourquoi, soit dit en passant, les spectateurs boudent un film comme "Boris", divertissant et critique.

Par contre, les fans de la série risquent d'être un peu déçus : si le réalisateur a tenu a garder, comme mascotte, le poisson nommé Boris déjà présent dans la version télévisée, et s’il a respecté les traits de caractère des personnages, le film est centré sur Renè et non sur Alessandro, jeune stagiaire qui débarque sur un tournage. Le changement de point de vue est, selon moi, salutaire. De cette façon, on se rend vraiment compte de l'envers du décor, des obstacles qu'un réalisateur doit surmonter (d’autant plus s’il réalise un film qui ne présente pas l’Italie sous son plus beau jour), surtout dans un pays où la principale société de distribution et de production est Medusa, qui est contrôlée par le groupe Mediaset, dont les droits appartiennent à la famille Berlusconi…

L'autre point appréciable du film est le clin d'œil fait à la réalité: par exemple, le choix du titre du film que tourne le protagoniste est "La Casta" (La Caste), en référence au livre-enquête de deux journalistes du Corriere della Sera, centré sur le monde de la politique et ses excès.

Enfin, le film m’a plu car, après l'avoir vu, j'ai eu envie d'en savoir plus sur le cinéma italien, et sur la culture italienne en général. Je conseille donc ce film à tous ceux qui veulent passer un bon moment au cinéma tout en faisant travailler leur esprit critique.

lundi 25 octobre 2010

Chocolat


Vous vous aventurez hors de Cadorna, vous vous faites bousculer, vous manquez de vous faire renverser par le bus 57, les passages piétons sont inexistants, bref, c’est un vrai fiasco. C’est alors que vous apercevez de l’autre côté de la rue une petite enseigne qui ne paye pas de mine, mais au nom évocateur : Chocolat. Je ne sais pas pour vous, mais me voilà déjà à moitié conquise. Curieux, vous entrez. Face à vous se dresse une multitude de bacs débordants de crèmes glacées aux mille saveurs chocolatées dont vous n’auriez jamais soupçonné l’existence. Partagé entre parfum chocolat cannelle, chocolat aux piments, chocolat au rhum, et Gianduja, votre regard se pose sur un deuxième comptoir, plus en retrait, où abondent pâtisseries et gâteaux en tout genre. Submergé, vous ne savez plus où donner de la tête ; mais voilà que la serveuse s’impatiente et vous optez finalement pour un simplissime cornet au chocolat noir. Vous ressortez, pressé de goûter ce que vous avez entre les mains. On entendrait presque un roulement de tambour. Au ralenti, vous portez le cornet à la bouche et là…


Et là!

On en a déjà trop dit. Allez donc découvrir ce glacier sensationnel par vous-même!

Chocolat Milano – Via Boccaccio 9, ouvert tlj jusqu’à 01h.

Milan fait son cinéma


Avis aux amateurs
A peine arrivé et déjà en manque de ciné? Que vous soyez plutot blockbusters ou film d'auteurs, il y en aura pour tout les gouts! Voici un petit aperçu des principaux cinémas:
Le complexe Spaziocinema: http://www.spaziocinema.info/
Cinéma Anteo: via Milazzo, 9, arret Garibaldi (M1 et M2).
Cinéma Apollo: Galleria de Cristoforis, 3, arret S. Babila ouDuomo (M1 et M3)
Envie d'une belle affiche comme au cinéma? Vous trouverez votre bonheur à la bibliothèque du cinéma Apollo. Tenté par un film en VO? Le lundi, un film en anglais vous est proposé.
Le petit plus: les séances du jeudi sont à 4 € pour les moins de 26 ans.
Le cinéma Mexico: http://www.cinemamexico.it/
Situé à via Savona 57, le cinéma est accessible avec leMM2 Agostino.
Le petit plus: l'abonnement étudiant à 33 € pour dix séances de films en VO.
Le cinéma Cinenauta: http://www.cinenauta.it/ducale.htm